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    January 23

    Dilemme et réactions

    Voici une petite histoire d’un auteur anonyme, trouvée sur internet. Elle peut illustrer plusieurs vérités.

     

    Les deux loups intérieurs


    Un homme âgé dit à son petit-fils, venu le voir très en colère contre un ami qui s'était montré injuste envers lui :
    " Laisse-moi te raconter une histoire...
    Il m'arrive aussi, parfois, de ressentir de la haine contre ceux qui se conduisent mal et n'en éprouvent aucun regret.
    Mais la haine t'épuise, et ne blesse pas ton ennemi.
    C'est comme avaler du poison et désirer que ton ennemi en meure.
    J'ai souvent combattu ces sentiments"
    Il continua :" C'est comme si j'avais deux loups à l'intérieur de moi;
    le premier est bon et ne me fait aucun tort.
    Il vit en harmonie avec tout ce qui l'entoure et ne s'offense pas lorsqu'il n'y a pas lieu de s'offenser.
    Il combat uniquement lorsque c'est juste de le faire, et il le fait de manière juste.
    Mais l'autre loup, ahhhh...! Il est plein de colère.
    La plus petite chose le précipite dans des accès de rage.
    Il se bat contre n'importe qui, tout le temps, sans raison.
    Il n'est pas capable de penser parce que sa colère et sa haine sont immenses.
    Il est désespérément en colère, et pourtant sa colère ne change rien.
    Il est parfois si difficile de vivre avec ces deux loups à l'intérieur de moi, parce que tous deux veulent dominer mon esprit."

    Le garçon regarda attentivement son grand-père dans les yeux et demanda :
    " Lequel des deux loups l'emporte, grand-père ?"
    Le grand-père sourit et répondit doucement :
    "Celui que je nourris."


     

    1. Le dilemme de l’être humain : il sait, par sa conscience, ce qui est bien, mais il est attiré par le mal, à cause de sa convoitise ; il veut impérativement satisfaire ses penchants égoïstes. Il constate que dans son être se battent 2 forces qui s’opposent, l’attirant chacune dans une direction très opposée. C’est ce que l’Apôtre Paul décrit dans sa lettre aux Romains en ces termes :

    Je ne fais pas le bien que je veux, mais je pratique le mal que je ne veux pas. Si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui l’accomplis, mais le péché qui habite en moi. Je trouve donc cette loi pour moi qui veux faire le bien : le mal est présent à côté de moi. Car je prends plaisir à la loi de Dieu, dans mon for intérieur, mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon intelligence et qui me rend captif de la loi du péché qui est dans mes membres. (Romains 7.19-23)

     

    A la suite de cette description, l’Apôtre Paul a pu rendre grâce à Dieu qu’il a reçu l’Esprit de Dieu qui l’a rendu capable non seulement de faire le bon choix, mais aussi la force d’accomplir ce bon choix. D’autre part, la présence de l’Esprit de Dieu lui a permis (comme à chacun qui l’a reçu) de dominer sur ces pulsions mauvaises. Ainsi, il n’est plus nécessaire de « nourrir le mauvais loup », mais uniquement le bon par la dépendance de l’Esprit de Dieu et la méditation de sa Parole.

     

    2. Le désir de vengeance : l’être humain a tendance à réagir selon sa propre justice, en désirant réparation immédiate des torts causés par un tiers. Nous sommes prompts à nous mettre en colère contre ceux qui nous font du mal. Cette colère se transforme en haine, et au lieu de faire mal à notre adversaire supposé, elle commence à nous détruire intérieurement. Ce n’est pas facile à gérer. Dans la même lettre, l’Apôtre Paul nous signale une issue possible :

    Ne rendez à personne le mal pour le mal. Recherchez ce qui est bien devant tous les hommes. S’il est possible, autant que cela dépend de vous, soyez en paix avec tous les hommes. Ne vous vengez pas vous–mêmes, bien–aimés, mais laissez agir la colère, car il est écrit : A moi la vengeance, c’est moi qui rétribuerai, dit le Seigneur. Mais Si ton ennemi a faim, donne–lui à manger ; S’il a soif, donne–lui à boire ; Car en agissant ainsi, Ce sont des charbons ardents que tu amasseras sur sa tête. Ne sois pas vaincu par le mal, mais vainqueur du mal par le bien. (Romains 12. 17-21)

     

    Nous vivons dans un monde marqué par l’injustice. Devons-nous pour autant laisser la haine accomplir son œuvre maléfique en nous ? Dieu est en colère contre le péché, mais le Fils unique de Dieu est venu régler la dette du péché. La colère de Dieu a été détournée sur son propre Fils au moment de sa crucifixion parce qu’il a accepté de porter le péché du monde, le mien comme le vôtre (lui-même étant sans péché). Si donc nous demandons à Dieu pardon pour notre péché et reconnaissons Christ comme notre Sauveur et Maître, nous aurons la vie éternelle et notre vie présente sera transformée. A la suite de quoi, la haine sera remplacée par l’amour, et la foi en un Dieu juste nous libérera du désir de vengeance, guérira notre mal intérieur et pansera nos blessures profondes. Quel « loup » domine sur nous ? Lequel habite en nous lorsque nous ressentons de l’injustice ? Quelles en sont les conséquences en nous ? Comment réagissons-nous ?