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    May 24

    ABSENCE D'AUDITEURS ?

    1205408190gjNy7M2 Timothée 4.2-4

    Prêche la parole, insiste en toute occasion, favorable ou non, convaincs, reprends, exhorte, avec toute patience et en instruisant.Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront plus la saine doctrine ; mais au gré de leurs propres désirs, avec la démangeaison d’écouter, ils se donneront maîtres sur maîtres ; ils détourneront leurs oreilles de la vérité et se tourneront vers les fables.

    Jérémie 7. 23-28

    Mais voici l’ordre que je leur ai donné : Écoutez ma voix, Pour que je sois votre Dieu, Et que vous soyez mon peuple ; Marchez dans toutes les voies Que je vous commande, Afin que vous soyez heureux. Et ils n’ont pas écouté, Ils n’ont pas tendu l’oreille ; Ils ont suivi les conseils, L’obstination de leur cœur mauvais. Ils ont été en arrière et non en avant. Depuis le jour où vos pères sont sortis du pays d’Égypte, Jusqu’à ce jour, Je vous ai envoyé tous mes serviteurs, les prophètes, Je les ai envoyés chaque jour, dès le matin. Mais ils ne m’ont pas écouté, Ils n’ont pas prêté l’oreille ; Ils ont raidi leur nuque, Ils ont fait le mal plus que leurs pères. Si tu leur adresses toutes ces paroles, Ils ne t’écouteront pas ; Si tu cries vers eux, Ils ne te répondront pas. Alors dis–leur : C’est ici la nation qui n’écoute pas La voix de l’Éternel, son Dieu, Et qui ne veut pas recevoir de leçon ; La fidélité a disparu, Elle s’est retirée de leurs paroles.

    Pourquoi prêcher, témoigner de la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ si personne ne veut écouter ? Voici une histoire pour encourager tous les prédicateurs, évangélistes, et tous ceux qui veulent témoigner de Jésus-Christ. Ce conte est rapporté par Henri Gougaud dans son livre « L’arbre aux trésors » Légendes du monde entier, Seuil, 1987.

    LE CONTEUR (Tradition juive)

    Il était une fois un homme nommé Yacoub. Il vivait pauvre mais sans souci, heureux de rien, libre comme un saltimbanque, et rêvant sans cesse plus haut que son front. En vérité, il était amoureux du monde. Or, le monde alentour lui paraissait morne, brutal, sec de cœur, sombre d’âme. Il en souffrait. « Comment, se disait-il, faire en sorte qu’il soit meilleur ? Comment amener à la bonté ces tristes vivants qui vont et viennent sans un regard pour leurs semblables ? » Il ruminait ces questions par les rues de Prague, sa ville, errant et saluant les gens qui ne lui répondaient pas.

    Or, un matin, comme il traversait une place ensoleillée, une idée lui vint. « Et si je leur racontais des histoires ? pensa-t-il. Ainsi, moi qui connais la saveur de l’amour et de la beauté, je les amènerais assurément au bonheur. » Il se hissa sur un banc et se mit à parler. Des vieillards, des femmes étonnées, des enfants, firent halte un moment pour l’écouter, puis se détournèrent de lui et poursuivirent leur route.

    Yacoub, estimant qu’il ne pouvait changer le monde en un jour, ne se découragea pas. Le lendemain il revint en ce même lieu et à nouveau lança au vent, à voix puissante, les plus émouvantes paroles de son cœur. De nouvelles gens s’arrêtèrent pour l’écouter, mais en plus petit nombre que la veille. Certains rirent de lui. Quelqu’un le traita même de fou, mais il ne voulut pas l’entendre. « Les paroles que je sème germeront, se dit-il. Un jour elles entreront dans les esprits et les éveilleront. Je dois parler, parler encore. »

    Il s’obstina donc et, jour après jour, vint sur la grand-place de Prague parler au monde, conter merveilles, offrir à ses pareils l’amour qu’il sentait. Mais les curieux se firent rares, disparurent, et bientôt il ne parla plus que pour les nuages, le vent et les silhouettes pressées qui lui lançaient à peine un coup d’œil étonné, en passant. Pourtant il ne renonça pas.

    Il découvrit qu’il ne savait et ne désirait rien faire d’autre que conter ses histoires illuminantes, même si elles n’intéressaient personne. Il se mit à les dire les yeux fermés, pour le seul bonheur de les entendre, sans se soucier d’être écouté. Il se sentit bien en lui-même et désormais ne parla plus qu’ainsi : les yeux fermés. Les gens, craignant de se frotter à ses étrangetés, le laissèrent seul dans ses palabres et prirent l’habitude, dès qu’ils entendaient sa voix dans le vent, d’éviter le coin de la place où il se tenait.

    Ainsi passèrent des années. Or, un soir d’hiver, comme il disait un conte prodigieux dans le crépuscule indifférent, il sentit que quelqu’un le tirait par la manche. Il ouvrit les yeux et vit un enfant. Cet enfant lui fit une grimace goguenarde et lui dit en se hissant sur la pointe des pieds :

    - Ne vois-tu pas que personne ne t’écoute, ne t’a jamais écouté, ne t’écoutera jamais ? Qui t’a donc poussé à perdre ainsi ta vie ?

    - J’étais fou d’amour pour mes semblables, répondit Yacoub. C’est pourquoi, au temps où tu n’étais pas encore né, m’est venu le désir de les rendre heureux.

    Le marmot ricana :

    - Eh bien, pauvre fou, le sont-ils ?

    - Non, dit Yacoub, hochant la tête.

    - Pourquoi donc t’obstines-tu, demanda doucement l’enfant, pris de pitié soudaine.

    Yacoub réfléchit un instant.

    - Je parle toujours, certes, et je parlerai jusqu’à ma mort. Autrefois c’était pour changer le monde.

    Il se tut, puis son regard s’illumina. Il dit encore :

    - Aujourd’hui c’est pour que le monde, lui, ne me change pas.117437906529N467

    Parler de Jésus au monde peut ne pas avoir le résultat escompté, malgré l’amour que ses envoyés ont  pour le monde en portant ce beau message de salut ! Ce message n’attire pas les foules dans nos pays nantis ! Les gens évitent en général d’entendre des discours ‘religieux’. Cependant, il n’est nul besoin d’avoir un immense auditoire pour demeurer fidèle à la proclamation de la Bonne Nouvelle. « Prêcher dans le désert » n’est guère agréable ! Cela n’a pas empêché Dieu d’envoyer inlassablement des serviteurs dans le monde pour Le faire connaître. Même si le monde a rejeté ses serviteurs, et même son propre Fils, Dieu se manifeste par sa Parole. Celle-ci est encore prêchée aujourd’hui de par le monde entier, et cela jusqu’au retour en gloire du Fils de Dieu.

    L’histoire ci-dessus nous raconte la fidélité d’un homme par rapport au but qu’il s’est fixé, mais aussi comment elle est une bénédiction particulière pour lui-même : en racontant ses histoires, et grâce à cela, il n’est pas devenu semblable au monde environnant. C’est sans doute aussi cela la bénédiction de Dieu : la proclamation de la Bonne Nouvelle est d’abord une bénédiction pour celui qui l’annonce fidèlement ! Rien de plus facile de ressembler à un monde indifférent ! Bien plus difficile de rester fixé sur le but ! C’est aussi ce que disait et faisait l’Apôtre Paul dans sa persévérance à annoncer l’Evangile :

    Philippiens 3. 13-14

    Frères, pour moi–même je n’estime pas encore avoir saisi (le prix); mais je fais une chose : oubliant ce qui est en arrière et tendant vers ce qui est en avant, je cours vers le but pour obtenir le prix de la vocation céleste de Dieu en Christ–Jésus.

    May 02

    MAISON EN RUINES

     

      ruines        « Grâce à toi, l’on rebâtira sur d’anciennes ruines, Tu relèveras les fondations des générations passées ; On t’appellera réparateur des brèches, Celui qui restaure les sentiers, Qui rend (le pays) habitable. » ESAIE 58. 12 

    Imaginons que nous héritions d'une maison en ruines. La première chose est de faire un état des lieux pour évaluer ce qui peut- être conservé, et d'évacuer tout le reste. Quand tous les gravats sont sortis, il convient de faire des plans pour reconstruire, non sans avoir au préalable assaini l'existant, la base. Une fois que les bases sont bonnes, on peut rebâtir alors complètement et méthodiquement sur ces fondations saines et selon le plan ; d'abord les murs, puis le toit, l'isolation, et toutes les finitions intérieures et extérieures nécessaires à rendre habitable et agréable à vivre cette maison.

    Lorsque Dieu nous rencontre, il fait d'abord le constat que notre vie est en ruines. Dieu s’est acquis notre vie au prix le plus élevé qui soit, c’est-à-dire au prix du sang de son propre Fils Jésus-Christ mort sur la croix pour nos péchés. Dans son amour, Dieu ne peut pas nous laisser dans cet état de ruine spirituelle. Nous ne sommes pas sauvés par lui pour rester dans le même état, mais pour connaître une régénération complète en attendant la gloire éternelle à venir. « Le Dieu de toute grâce, qui, en Christ, vous a appelés à sa gloire éternelle, après que vous aurez souffert un peu de temps, vous formera lui–même, vous affermira, vous fortifiera, vous rendra inébranlables » 1 Pierre 5.10. Il va devoir entreprendre une transformation totale de notre individu, puisque désormais nous sommes une habitation de Dieu en Esprit  « En lui, vous aussi, vous êtes édifiés ensemble pour être une habitation de Dieu en Esprit » Ephésiens 2. 22. Cette transformation s’appelle la sanctification « Recherchez la paix avec tous, et la sanctification sans laquelle personne ne verra le Seigneur » Hébreux 12. 14. Elle est progressive et dure toute la vie. Dieu commence par mettre dehors tout ce qui n’est pas compatible avec la vie nouvelle et entrave notre marche avec Lui, ces « gravats » accumulés dans notre vie passée. Ce sont nos fausses croyances, nos pensées erronées, nos mauvaises habitudes de vie. Cette purification est étonnante, d’autant que c’est l’œuvre de l’Esprit de Dieu en nous avec l’accord de notre volonté. La grâce de Dieu est à l’œuvre, comme une équipe d’ouvriers travaillant sur un chantier sous la conduite d’un maître d’œuvre. Le divin architecte a fait des plans parfaits pour reconstruire de manière harmonieuse son habitation en Esprit. Le « gros-œuvre » se fait d’abord sur l’assurance de fondations saines : la Parole de Dieu. Les murs s’élèvent sur ces fondations, tel des piliers solides qui vont permettre de tenir ferme contre les tempêtes de la vie : ce sont les piliers de la foi. Le tout est surmonté d’une toiture : l’Esprit de Dieu qui chapeaute la vie du disciple pour l’affermir, le conduire et l’éclairer. Chaque pièce va être conçue pour être consacrée à Celui qui en est le Maître. Du sol au plafond, on remarque que rien n’est laissé dans l’ombre, de façon à ce que si la poussière du péché (qui a tendance à s’accumuler) apparaît, elle est tout de suite décelée par la lumière. Ainsi, le nettoyage s’opère le plus vite possible (par la repentance et la confession à Dieu). Tous les moyens de communications sont mis en place pour que règne l’harmonie, dans la communion avec Dieu et avec ceux et celles qui ont aussi leur « maison » reconstruite par Dieu.

    Il peut arriver que notre « maison » ait encore envie de vivre de façon autonome, malgré tout ce qu’a fait pour elle son Maître d’œuvre ; parfois elle semble ne plus vouloir être dirigée par Lui. C’est alors qu’elle s’aperçoit que la communication est brouillée, que la reconstruction  est stoppée, et même que son état se dégrade pour un temps. Mais il lui suffit de reconnaître cette situation de déchéance devant son divin constructeur et revenir à Lui pour qu’Il poursuive ce qui a été commencé. La volonté de Dieu est d’aller jusqu’au bout de ce qu’il a entrepris « Je suis persuadé que celui qui a commencé en vous une œuvre bonne, en poursuivra l’achèvement jusqu’au jour du Christ–Jésus » Philippiens 1. 6.

    Avez-vous constaté que votre vie est en ruine, détruite par le péché ? Voulez-vous repartir sur des bases nouvelles et bonnes ? Faîtes le constat avec Dieu que votre déchéance est terrible et insoluble, et confiez-vous entièrement en Christ-Jésus. La grâce de Dieu transforme, reconstruit inlassablement, des êtres ruinés pour les rendre conformes au merveilleux plan de Dieu. Elle les conduit à vivre selon ses normes divines et les fera paraître bientôt avec Christ dans sa gloire éternelle. Voulez-vous vivre dès maintenant cette vie nouvelle ?

    « Si quelqu’un entre en communion vivante avec le Christ, il devient un homme nouveau, il est recréé. L’ancien état est dépassé. Ce qu’il était autrefois a disparu. La nouvelle création a déjà commencé ; voici : tout est devenu nouveau. » 2 corinthiens 5.17