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    February 08

    Méditation

    Un assez grand nombre de ceux qui avaient pratiqué la sorcellerie apportèrent leurs livres et les brûlèrent devant tous.

     

    Actes des Apôtres 19. 19

     

    Lecture proposée : livre des Actes des Apôtres, chapitre 19, versets 13 à 20

     

    LES  TENEBRES REJETEES

     

         Les librairies ou les rayons de grands magasins regorgent de littérature ésotérique ou occulte. Cette sorte de livres connaît un franc succès. On peut apprendre l’astrologie, la divination, et bien d’autres pratiques condamnées par la Parole de Dieu 1.

    Beaucoup de nos contemporains sont fascinés et captifs de cette vulgarisation de l’occulte.

         Nous voyons que c’était le cas aussi pour les habitants d’Ephèse, jusqu’à l’arrivée de l’Evangile. Un constat : la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ est libératoire ; elle délivre des liens du mal et du Malin. Elle entraîne un choix radical : Jésus-Christ veut être le seul Maître dans la vie de ses rachetés, d’où le rejet de tout ce qui peut rappeler une dépendance néfaste passée. Les Ephésiens ont brûlé leurs livres sur la place publique : quel témoignage de changement !

          Un changement radical de vie est aussi possible aujourd’hui. Jésus a le pouvoir, par son sang, de délivrer quiconque et de le faire passer des ténèbres à sa merveilleuse lumière.

     

    1)  Deutéronome 18. 9 à 14

    Méditation calendrier

     

    Meditation

    L’ami aime en tout temps,

    Et un frère est là pour aider dans la détresse.

    Proverbes 17.17 

    Lecture proposée : Evangile de Jean, chapitre 15, versets 12 à 17

    ________________

     

    UN AMI-FRERE PRECIEUX

     

      La véritable amitié se trouve rarement. Celui  qui trouve un ami en qui il peut mettre sa confiance est réellement béni.

      La caractéristique d’un ami véritable est de répondre présent en toutes circonstances. Dans le bonheur comme dans le malheur, il est là. Mais c’est dans la détresse qu’il se montre un frère. En effet, quand tout va bien, on peut avoir des ‘amis’, mais quand les circonstances sont moins favorables, ces amis s’en vont.

     Avec un ami-frère, on peut se montrer tel que l’on est, sans crainte d’être jugé. Parfois, il est bon d’accepter les réprimandes d’un ami, parce qu’on se sait aimé de lui 1. Un ami-frère peut être sollicité en tout temps, comme dans la parabole de l’ami dérangé au milieu de la nuit 2. Les ‘amis’ de Job se sont montrés de vrais amis quand ils sont restés auprès de lui avec compassion, sans rien dire, mais pas vraiment des amis quand ils l’ont accusé, rajoutant à son malheur 3.

     Il existe un ami invisible, mais bien réel, un frère véritable : Jésus. Lui-même a dit à ses disciples : vous êtes mes amis 4. Jésus est cet ami-frère qui répond toujours : ’je suis avec toi’ dans le calme comme dans la tempête. Ce véritable ami aime toujours, quelle que soit les situations. Il n’a pas honte de ses frères 5.

     

     

    1)  Proverbes 27. 5-6  2) Luc 11.5-8   3)  Job 2.11-13    4)  Jean 15.14  5) Hébreux 2. 11-12.

     Méditation calendrier

     
    January 10

    valeur personnelle

        MA VALEUR PERSONNELLE

     

       Sourire  Ai-je de la valeur ?  

                                             Pensif  Laquelle ?

                                                                    Déçu  Aux yeux de qui ?

                                                                                                                Sarcastique  L’approbation des autres a-t-elle de l’importance pour moi ?

     

           A moins de vivre sur une île déserte, chacun éprouve le besoin d’être reconnu, de recevoir des marques d’approbation de son entourage, afin de construire son estime de soi. Mais que se passe-t-il si nous ne recevons peu ou pas de remarques positives, ou parfois même des remarques négatives sur nous-mêmes ? Notre image va s’en retrouver dépréciée. N’y a-t-il pas un moyen fiable de savoir que l’on vaut quelque chose même si on ne nous donne pas continuellement des appréciations positives ?

     

           Voici une petite histoire résumée tirée d’un conte sépharade :

           Un jeune homme, se sentant sans valeur personnelle, alla trouver un maître pour lui demander comment se sortir de cette absence de considération personnelle. Le maître, au lieu de l’aider, lui demanda de lui rendre un service : aller au marché essayer de vendre une bague, mais pas à moins d’une pièce d’or. Celui-ci partit avec la bague et la proposa aux marchands. Ceux-ci, plus d’une centaine, ne voulurent pas l’échanger pour le prix minimum demandé, mais seulement, dans le meilleur des cas pour deux ou trois pièces d’argent. Dépité, il retourna chez son maître, affirmant qu’on ne pouvait tromper personne sur la véritable valeur de cette bague !

            Loin d’abonder dans ce sens, le maître releva qu’il était important de savoir la véritable valeur de sa bague. Pour ce faire, il renvoya le jeune homme chez un bijoutier. Ce dernier examina minutieusement la bague et lui en proposa cinquante-huit pièces d’or ! Et même si le maître pouvait attendre un peu, cette bague pourrait être vendue plus de soixante-dix pièces d’or !

            Le garçon courut chez le maître pour lui raconter l’histoire. Le maître lui dit : «Tu es comme cette bague : un bijou précieux, unique. En tant que tel, seul un véritable expert peut t’estimer. Pourquoi exiger du premier venu qu’il découvre ta vraie valeur ? »

    Cité en entier dans : Jorge Bucay, Laisse-moi te raconter… les chemins de la vie, pocket, Oh éditions

     

    Quel expert de l’être humain pourrait-il bien nous dire notre vraie valeur ?

         Le bijoutier sait reconnaître la valeur d’un bijou comme l’horloger est le meilleur connaisseur d’une horloge. L’expert de l’être humain est Dieu le Créateur de l’homme. Il n’y a pas meilleur connaisseur !

         Dans le livre de la Genèse, nous trouvons que Dieu a fait l’être humain à son image (Genèse 1.27). Dieu a donné à cet être humain la place la plus importante de sa création. Il lui a délégué la responsabilité de gérer cette création (Genèse 1.28-30). Il n’y avait personne au dessus de l’homme, excepté Dieu. L’homme et Dieu était en parfaite communion l’un avec l’autre. On peut déjà mesurer la valeur de l’être humain aux yeux de Dieu !

        Cela s’est passé avant qu’un être angélique déchu, Satan, se glisse entre Dieu et sa créature, afin de faire de celle-ci son esclave. L’homme ayant succombé au mensonge du diable, il se retrouve coupé de sa relation avec Dieu. Pour autant, Dieu n’a pas dit son dernier mot. L’homme est aimé de Dieu de toute éternité, au moment choisi par Lui, Il le manifestera...

     

    A combien Dieu estime-t-il notre valeur ?

        Dans l’Evangile selon Jean, il est dit au chapitre 3, verset 16 : «Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle ». Ainsi, notre valeur a pour Dieu, l’expert par excellence, la valeur de son propre Fils, Jésus-Christ. Nous avons une valeur inestimable aux yeux de Dieu pour que Jésus, Dieu le Fils, se soit offert en sacrifice pour nous ! Jésus, par le sacrifice de son corps et son sang versé, abolit l’obstacle qui demeurait entre Dieu et nous : le péché (notre rébellion contre Dieu).

        Pourvu que nous reconnaissions et regrettions sincèrement avoir offensé Dieu en désobéissant à sa loi, et que nous mettions notre confiance totale en Celui qui nous a tant aimé, Jésus Notre Sauveur, nous pouvons avoir accès à la vie éternelle. La vie éternelle, c’est une vie de communion retrouvée avec Dieu pour toujours.

     

    Comment savoir que nous sommes tout à nouveau en communion avec Dieu ?

        Parce que l’Esprit de Dieu, l’Esprit-Saint vient habiter en nous ; l’amour de Dieu se révèle ainsi au plus profond de notre être. Dieu répond à notre besoin le plus ultime d’appartenance. Par Sa présence en nous, Dieu nous marque de son sceau et nous donne la paix avec Lui Lettre aux Romains 5.1). Désormais, nous sommes une nouvelle créature, née de l’Esprit et rien, ni personne, jamais, ne peut nous séparer de Dieu (2° Lettre aux Corinthiens 5.17 ; lettre aux Romains 8.38-39). Nous retrouvons ainsi notre vraie valeur dans sa totalité aux yeux de Dieu (en attendant de recouvrer un nouveau corps).

     

    Peut-on connaître les différents aspects de la valeur que nous avons lorsque nous sommes « en Christ » ?

       La liste est longue pour définir cette valeur inestimable que Jésus nous a acquise. Voyez plutôt ces 12 affirmations parmi d’autres :

    -       Nous sommes amis de Christ (Jean 15.15)

    -       Nous sommes le sel de la terre (Matthieu 5.13)

    -       Nous sommes la lumière du monde (Matthieu 5.14)

    -       Nous sommes le temple de Dieu (1 Corinthiens 3.16)

    -       Nous sommes une nouvelle créature (2 Corinthiens 5 .17)

    -       Nous sommes réconciliés avec Dieu (2 Corinthiens 5.18)

    -       Nous sommes enfants de Dieu (Jean 1.12)

    -       Nous sommes citoyens des cieux (Philippiens 3.20)

    -       Nous sommes libérés de toute condamnation (Romains 8.1)

    -       Nous sommes saints, mis à part pour Dieu (Ephésiens 1.1)

    -       Nous sommes concitoyens des saints (Ephésiens 2.19)

    -       Nous sommes l’ouvrage de Dieu (Ephésiens 2.10)

    -       Etc.

     

       Voilà quelques aspects de cette nouvelle identité que donne Jésus à toute personne qui devient son disciple. Dieu, notre Créateur et notre Sauveur, est le seul expert à pouvoir nous faire découvrir notre véritable valeur, mais aussi à nous l’appliquer gracieusement.

     

       Alors, pourquoi tarder à recevoir Celui qui donne la vraie valeur à un être humain ? Pourquoi ne pas, dès maintenant, mettre sa confiance dans le Sauveur et Seigneur Jésus-Christ, le Fils de Dieu ?

     

    December 20

    FRUITS

    fruit vigne

    Le fruit de l’Esprit,

     promenade à la découverte des habitants du quartier du fruit.

     

    « Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix,

     la patience, la bonté, la bénignité,

     la fidélité, la douceur, la tempérance. »

     Galates 5 : 22-23

     

    Cela ne vous est-il jamais arrivé de faire un rêve où vous vous retrouvez dans un endroit que vous ne connaissez pas ? Imaginons que cet endroit est agréable et vous aimeriez y  habiter, connaître ses habitants. Imaginons que j’aurais fait un tel rêve et que, dans ce rêve, je me retrouve dans un  nouveau quartier d’une ville que je ne connais pas, et que quelqu’un est là pour me faire découvrir ce quartier.

     Suivez-moi donc dans cette aventure.

     

    I

    Me voilà en train de marcher sur une large avenue bordée d’arbres avec des oiseaux qui chantent dans ces arbres. Une atmosphère paisible et joyeuse m’envahit.

    Une voix me parle :

    - tu es un étranger, cela se voit. Tu te demandes sans doute où tu te trouves, n’est ce pas ?

    - Oui, répondis-je, dis-moi un peu où je me trouve.

    - Tu es dans le quartier du fruit, et plus précisément, tu marches dans l’avenue de l’Amour – « l’ Agapê ». Regarde un peu toutes ces rues qui partent de cette avenue. Si tu veux on pourra les visiter tout à l’heure, mais maintenant regarde autour de toi. Ici règne l’Amour, on y vit plus pour soi, mais on se donne sans condition pour le bien des autres. Il y a plein d’amis qui vivent ici, et chacun a à cœur d’exprimer son amour aux autres. Tu peux marcher dans l’avenue de l’Amour, et être rempli de toujours plus d’amour pour Dieu et pour les autres. C’est un signe que tu es passé de la mort à la vie. En fait, tu ne peux pas plaire au Maître si tu n’es pas motivé par l’Amour. Et plus tu avances dans cette avenue, plus tu découvres toutes les facettes que le grand architecte a mis en place. De ce coté, tu peux même apercevoir la maison des ennemis. Tu peux aussi aimer cette maison. Car l’Amour pardonne tout, il croit tout, il espère tout, il supporte tout. Il ne succombe jamais.

    - je suis vraiment émerveillé, dis-je, et en même temps, cela est tellement irréel, cela semble tellement inaccessible.

    - Cela est impossible selon tes propres forces, me répondit la voix, mais pas impossible pour le Maître. En attendant, viens visiter le reste du quartier. Prend cette rue à droite.

     

                Je tournais dans une rue plus petite, mais tout aussi agréable ; il y avait des fleurs aux fenêtres et j’entendais des chants merveilleux sortir des maisons.

    - Tu es maintenant dans la rue de la Joie, me dit la voix. Ici, du matin au soir et du soir au matin, ce n’est que chants et réjouissance.

    Je demandais :

    - les gens font-ils continuellement la fête ?

    - Non, me répondit elle, mais ils ont une allégresse intérieure qu’ils expriment par la reconnaissance. Ils ont la joie d’être sauvés, la joie de vivre éternellement en présence de leur Seigneur. Ici plus de peur, ni d’angoisse, mais il y règne un sentiment durable et fort de contentement et de satisfaction de vivre en présence et selon la volonté de Dieu. Cela est tellement intense que les habitants aiment se retrouver pour louer Dieu ensemble. Ce n’est pas qu’ils ne vivent pas des moments difficiles, mais aucune circonstance ne peut leur ôter leur joie. Même un moment de tristesse ne peut voiler la joie de leur cœur. Cette euphorie persistante est entretenue par l’espérance de voir bientôt Christ face à face, c’est ce qui la rend parfaite. Regarde cette banderole au travers de la rue, il y est écrit : Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur !

    - Comme j’aimerais toujours habiter ici, dis-je.

    - C’est tout à fait possible, me dit la voix, mais continue à marcher, tu vas bientôt tourner sur ta droite.

     

    Effectivement, je me retrouvais dans une rue très calme. Quel contraste ! Et pourtant, j’y trouvais comme un complément à la précédente.

    - Tu es maintenant dans la rue de la Paix, me dit la voix. Avance et tu verras. Ici les habitants vivent dans la sécurité et la tranquillité. Ils ont cette assurance de reposer en sûreté en Dieu, comme un enfant dans les bras de sa mère. Ici pas d’inquiétude, mais la paix de Dieu qui surpasse toute intelligence garde les cœurs et les pensées en Jésus-Christ. Dieu leur assure sa paix, parce qu’ils se confient en Lui. La certitude de leur salut leur procure cette paix. Même si des événements ou des personnes cherchent à les faire douter, ils demeurent sereins et confiants, parce que le prince de la paix leur donne sa paix, non comme le mode donne. En lui, toute personne fatiguée ou chargée trouve le vrai repos du cœur.

    - Encore un endroit où il fait bon vivre, me dis-je.

    Mais la rue aboutissait à nouveau à cette grande artère qui semblait irriguer les rues transversales.

    -Traverse cette avenue et entre dans cette rue que tu vois en face, me dit la voix.

     

    II

    C’est ce que je fis. Là, il me semblait pénétrer dans un endroit légèrement différent. La voix reprit.

    - Tu entres dans une série de lieux où les personnes sont vraiment en relation les unes avec les autres. La rue où tu es maintenant s’appelle la Patience. Les grecs expriment ce terme par « makrotumia » qui signifie long courage ou longanimité, ‘longue respiration’. Les habitants de ce lieu font preuve de retenue, ils ne se mettent pas en colère facilement. Ils font preuve de douceur et d’endurance. Ce sont des gens fidèles et persévérants. Dans l’épreuve, ils ne se révoltent pas, comme leur Maître leur a montré : au lieu de la joie qui lui était proposée, il a supporté la croix. Eux, ils supportent tout pour le Royaume, en dépit des conflits, des divergences ou de l’opposition. La patience est l’aboutissement de l’épreuve de notre foi. Il faut savoir attendre patiemment le temps de Dieu, comme le laboureur attend le moment de la récolte.

    - Nous arrivons à une place. Nous pouvons nous y asseoir un moment.

     

    - Oui, me dit mon guide, c’est la place de la Bonté. Les gens qui y habitent développent une sollicitude réelle en vers les autres. Ils sont attentifs à leur bien-être respectif. Ils sont moralement impliqués dans des relations interpersonnelles très valorisantes, tout en respectant la l’intégrité et la liberté de chacun.

    C’est un difficile équilibre qu’ils arrivent à réaliser là.

     

    Mais allons plus loin dans cette autre rue qui commence ici ; c’est la rue de la Bienveillance. Là, on y trouve des gens rempli de gentillesse, de serviabilité, de générosité les uns envers les autres. C’est l’amour en action, une manière de vivre en relation avec leurs concitoyens.

     

    III

    Nous retrouvons maintenant notre avenue de l’amour, voie médiane, sans laquelle nous ne pourrions vivre dans ce quartier. Mais la traversons et entrons maintenant dans la dernière partie :

    Nous visitons un espace plutôt réservé à notre manière d’être, notre vie intérieure. Nous entrons tout d’abord dans la rue de la Fidélité. C’est la rue des personnes dignes de confiance, des personnes sur qui on peut compter : quand elles te disent oui, c’est oui, c’est comme si elles avaient signé un contrat d’engagement. Elles s’y tiennent, quelque soient les circonstances, favorables ou non, et quelque soit la durée de l’engagement. C’est le signe d’une grande maturité, d’une stabilité personnelle profonde. La vie est basée sur la Vérité révélée de Dieu, et leur vie reflète cette vérité. A l’exemple du Seigneur qui est allé jusqu’au bout, sans fléchir, et nous a obtenu un salut éternel. Ces personnes manifestent le caractère du Seigneur, il est le Fidèle et le Véritable.

     

    Nous pouvons visiter maintenant le square de la Douceur. Les gens qui se retrouvent ici ont développé un caractère humble, comme celui du Seigneur. Lui le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs ne s’est-il pas fait le plus humble de tous : il a dit lui même : je suis doux et humble de cœur. Ce sont les humbles qui héritent du Royaume et les doux qui héritent la terre. C’est le contraire de celui qui cherche les querelles et les rivalités. Jacques dit dans sa lettre (3 :13) : lequel d’entre vous est sage et intelligent ? Qu’il le montre, par sa bonne conduite, ses œuvres empreintes de douceur et de sagesse. La douceur, ce calme intérieur, est le signe de l’acceptation joyeuse de la volonté de Dieu, sans chercher sa gloire personnelle.

     

    Et nous voilà dans notre dernier endroit à visiter : la rue de la Tempérance. Il est habité par des personnes qui ont la maîtrise d’eux-mêmes, qui sont capables de se dominer, de contrôler leurs pensées et leurs actes. Jésus aurait pu faire intervenir le feu du ciel, comme le lui demandaient un jour ses disciples, ou une armée d’anges, mais il ne l’a pas fait. L’Apôtre Paul traitait durement son corps pour ne pas être disqualifié. Un disciple acquiert une certaine discipline lui permettant de vivre en dominant sur ses humeurs, ses désirs et ses passions. L’amour ne convoite pas, il est modéré en tout. Etre intempérant, au contraire, provoque de sérieux dégâts. Salomon dit dans les Proverbes (16 :32) : «Celui qui est lent à la colère vaut mieux qu’un héros, et celui qui se domine vaut mieux que celui qui prend une ville » Etre dominer par un désir ou une passion, c’est être esclave. Modestie, sobriété, modération sont les indications de la maîtrise de soi.

     

    Enfin…

    Et nous voilà revenus au point de départ, sur cette avenue de l’Amour. Toutes ces rues que nous avons visitées, sont résumées par cette avenue. Cela valait le coup de faire cette visite, n’est ce pas ?

    - Oui, c’est certain. J’aimerais bien habiter ce quartier, mais dis-moi, comment faire ?  

    - Il te faut reconnaître que tu ne peux pas, par toi même, devenir comme ces habitants. Il te faut donner toute la place à l’Esprit de Dieu. Le Saint-Esprit va transformer ton être entier jusqu’à ce que ces fruits se forment en toi. Cela peut demander du temps. Mais si tu es véritablement chrétien, tu as reçu l’Esprit de Christ. Alors, par ta soumission à la volonté de Dieu, l’Esprit-Saint va te métamorphoser à l’image de Jésus-Christ. Si tu ne connais pas encore le Seigneur Jésus intimement, demande lui de diriger ta vie et lui demandant aussi pardon pour ta vie passée sans lui. Ton Sauveur et Seigneur te donnera alors la vie abondante, comme une source d’eau vive qui jaillit. Et il fera de toi un être plein d’amour pour lui et ton prochain.

     

    Voici ce que te dit l’apôtre Paul à la fin de ta visite :

     

    « Ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs.

    Si nous vivons par l’Esprit, marchons aussi selon l’Esprit. »

    Galates. 5 :24-25.

    December 17

    UNIVERSEL

    Monde

    LE PECHE EST UNIVERSEL

     

    Qu’est-ce qui est partagé par tous les hommes dans le monde, sans exception ?

    Réponse : le péché. L’homme est fondamentalement rebelle à Dieu.

     

    Romains 3.23 : « Car il n’y a pas de distinction : tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu. »

     

     

    Jorge Bucay raconte une histoire dans son livre : Laisse-moi te raconter… les chemins de la vie (Pocket).

    En voici le résumé :

                Un roi décida d’abolir les impôts de son royaume et de les remplacer par un don unique d’un litre du meilleur vin de chaque famille, puisque tout le monde cultivait des vignes. Chaque année, au moment de la récolte, il allait demander à ses administrés de venir verser leur contribution dans un grand tonneau. A la date prévue, tous se rassemblèrent, faisant la queue, afin de verser son  litre dans le tonneau. La cérémonie achevée, chacun ayant versé son litre, le roi fit prélever une coupe de vin dans l’énorme tonneau, puis il félicita ses fidèles sujets qui l’acclamèrent. Regardant la coupe qu’on lui apportait, il eut la surprise de voir un liquide incolore. Portant la coupe à ses lèvres, il s’aperçut que le liquide n’avait aucun goût. Il fit chercher une autre coupe, puis encore une autre : du haut en bas du tonneau ce n’était que de l’eau. Le roi fit appeler les sages de son royaume pour découvrir par quel miracle cela avait-il pu se produire. Leur réponse a été la suivante : les sujets du roi n’étaient que des humains. Chacun des sujets du royaume s’est dit, en préparant le pichet de vin : « qu’est-ce qu’un litre d’eau dans quinze mille litres de vin ? Personne ne le remarquera ».

     

    Le problème est que tous ont eu la même idée !

     

    L’être humain est entièrement voué au mal. Séduit par les mensonges de son ennemi, Satan, et attiré par sa propre convoitise, l’homme cherche à faire ce qui lui plait. Quand il fait quelque chose d’illégal, il pense qu’il ne se fera pas prendre. Il pense être son propre chef, sans s’imaginer qu’un jour il aura des comptes à rendre. Personne ne passe inaperçu aux yeux de Celui qui voit tout. Dieu sait tout. Il sait qui agît de manière égoïste, orgueilleuse, même en secret  et il connaît leur sort final.

    Le problème fondamental de l’homme est de vivre sans Dieu, se moquant éperdument de respecter sa loi. Comme dans cette histoire, il y aura un jour où seront  mises à jour et jugées les actions de chacun par le Roi de l’Univers. Le film de la vie de chacun sera déroulé. Si on peut tromper les hommes, parfois pour un temps, on ne peut pas tromper Dieu. Le jugement est inéluctable, impossible d’y échapper. Le châtiment est la mort éternelle dans un lieu de tourments épouvantables. A moins que…

     

    Voici une autre histoire pour illustrer comment on peut échapper à ce châtiment :

    Il y a longtemps, en Perse, vivait un bon roi qui aimait son peuple. Il aimait se mêler aux habitants de son royaume, en se déguisant en homme du peuple. Ainsi personne ne savait qui il était. Une fois, il rendit visite à un homme très pauvre qui vivait dans une cave. Il détestait la nourriture que mangeait cet homme. Il fut pourtant très gentil et respectueux avec cet homme. Une autre fois, il eut l’occasion de lui rendre une nouvelle visite et lui révéla son identité. Le roi pensait que cet homme pauvre lui demanderait de l’argent. Au lieu de cela, le pauvre lui dit « Tu es mon roi et tu as quitté ton palais et ta gloire pour me rendre visite, moi qui vit dans ce lieu sordide, et même si tu détestes ce que je mange ! Tu m’as apporté beaucoup de joie ! Aux autres, tu as donné de riches présents, mais à moi, tu t’es donné toi-même ! »(source inconnue)

     

    Le Fils de Dieu est venu habiter parmi nous. Il a quitté son trône de gloire pour naître dans une étable en simple homme il y a 2000 ans. Il a vécu sur cette terre une trentaine d’année, révélant le Père, puis il a accompli l’œuvre la plus extraordinaire de tous les temps : il s’est livré lui-même afin de payer le prix de nos péchés. Jésus est mort en sacrifice sur une croix romaine pour expier nos péchés, et il est ressuscité pour nous donner la vie éternelle. Par son sacrifice, il a annulé la condamnation qui pesait sur chacun de nous. C’est pourquoi, aujourd’hui encore, la grâce est offerte à quiconque :

    1. reconnaît être rebelle à Dieu, perdu à cause de ses péchés et

    2. met sa confiance dans la personne et l’œuvre du Seigneur Jésus,

    reçoit la vie éternelle comme il est écrit dans 1 Jean 5.11-12 : « Dieu nous a donné la vie éternelle ; et cette vie est en son Fils. Celui qui a le Fils a la vie ; celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie. »

    Et Romains 8.1 confirme : « Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus–Christ. »

     

    Si le jugement et la condamnation sont inéluctables pour ceux qui persistent à vivre sans Dieu, la vie éternelle est garantie par la présence de l’Esprit de Dieu dans la vie de celui ou celle qui appartient à Dieu.

     Echappez au jugement, soyez réconciliés avec Dieu et vous serez passés de la mort à la vie ! Saisissez la vie offerte par Jésus-Christ le Sauveur du monde, VOTRE Sauveur !

     

    December 03

    LA LUTTE DANS L'OMBRE

    11510556584G2T30      UNE LUTTE DANS L’OMBRE : LE COMBAT SPIRITUEL

     

    Un ennemi sournois cherche à vous tromper et vous manipuler.

     

     

                  Parler des choses occultes, c’est évoquer l’ennemi de Dieu et des hommes, celui que la Bible appelle Satan ou le Malin, les anges et les puissances démoniaques qui sont sous son pouvoir.

     

    Aujourd’hui, comme hier, nous voyons toutes sortes de pratiques paraissant honorables (yoga et méditation transcendantale par ex.) d’autres moins (satanisme, sorcellerie), et d’autres encore  aussi communes qu’aller chez un guérisseur, chez un(e) voyante, interroger les esprits, les morts, etc. Les pratiques sont variées et nombreuses. Ce que la plupart ne savent pas, c’est qu’ils sont en fait séduits par des esprits mauvais qui veulent les asservir. La tendance actuelle est de faire passer ces pratiques comme quelque chose de bien, voire divertissant (voir le succès des ‘Harry Potter’ où le ‘gentil’ Harry est en fait un sorcier !).

     

    L’auteur chrétien bien connu C.S. Lewis - auteur de « Narnia » (sorti en film en 2006) - a écrit : «Nous sommes portés à commettre, au sujet du diable, ou de ses envoyés, deux erreurs opposées mais d’une égale gravité. L’une consiste à nier leur existence, l’autre à leur porter un intérêt excessif et malsain. »

    Il est donc important d’avoir un point de vue réaliste et juste sur ce sujet.

     

    La Bible, Parole de Dieu, seule source de vérité, nous donne des indications précises pour un point de vue équilibré.

    Dès les premier et deuxième des Dix commandements (livre de l’Exode, chapitre 20), Dieu déclare :

    1° « Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face »

    2° « Tu ne te feras pas de statue, représentations… Tu ne te prosterneras pas devant elles, tu ne leur rendras pas un culte. »

    Nous voyons donc qu’il y a d’autres entités (spirituelles ou non) qui veulent se faire passer pour Dieu, mais Dieu interdit de les considérer comme tel, car il y a un grave danger. Dans les ténèbres, derrière l’apparente inoffensive idole, il se trouve des êtres maléfiques qui cherchent à dominer l’être humain. Dès que celui-ci croit au mensonge ou pratique le mal, il risque de se mettre sous un fardeau terriblement puissant. On peut être captif d’une puissance maléfique sans le savoir,  où même des maladies, des troubles de la personnalité peuvent apparaître.

     

    Dans l’Ancien Testament, Moïse est plusieurs fois averti par Dieu de ne pas laisser ces choses se faire : « Qu’on ne trouve chez toi personne qui fasse passer son fils ou sa fille par le feu, personne qui se livre à la divination, qui tire des présages, qui ait recours à des techniques occultes ou à la sorcellerie, qui jette des sorts, personne qui consulte ceux qui évoquent les esprits ou prédisent l’avenir, personne qui interroge les morts. En effet, quiconque se livre à ces pratiques est en horreur à l’Éternel. » (Livre du Deutéronome, chapitre 18, versets 10 à 12)

    Saül, le roi d’Israël, ayant abandonné Dieu, tombera dans ce grave péché (voir 1er livre de Samuel, chapitre 28). D’autres passages des Ecritures décrivent le personnage spirituel de Satan comme un ange orgueilleux qui met tout en œuvre pour prendre la place de Dieu.

     

    Dans les Evangiles, reconnu par les démons qui possèdent des êtres humains tourmentés, Jésus ne les laisse pas parler, car ils sont menteurs, mais il leur ordonne de partir. L’autorité de Christ sur les puissances des ténèbres est évidente. Jésus résiste au diable pendant 40 jours dans le désert, tandis qu’un de ces disciples, Juda, sous la conduite de Satan, péchera gravement en vendant le Seigneur à ses meurtriers (Jean 13.21-30).

    Les auteurs des lettres du Nouveau Testament nous mettent en garde contre les activités de notre ennemi spirituel. Il est désigné comme un être maléfique qui veut la place de Dieu et la perte des hommes. C’est « l’ange de lumière » qui a une grande armée d’anges déchus sous ses ordres. Il est meurtrier, rusé, destructeur, accusateur, il est comme un lion rugissant qui cherche une proie à dévorer. Il est important de discerner dans ce monde, dont Satan est le prince, les pratiques qui peuvent nous entraîner à devenir son prisonnier, afin de pouvoir les éviter, même si elles nous paraissent inoffensives au départ.

    Il ne faudrait pas non plus en avoir peur, parce que le diable est à un usurpateur. Jésus-Christ a toute autorité dans le ciel et sur la terre (Evangile de Matthieu, chapitre 28, verset 18) et il est plus grand que celui qui mène le monde (1ère épître de  Jean, chapitre 4, verset 4) : voilà la vérité ! Même si le diable tente encore, par des accusations et des séductions, de faire croire le contraire à ceux qui appartiennent à Dieu.

     

    Comment faire pour ne plus être le jouet de l’ennemi ?

    Prier en se repentant de toutes pratiques occultes, idolâtres, immorales, etc. et  demander pardon au Seigneur Jésus. En mourant sur la croix du Calvaire, le Christ a payé le prix de nos péchés une fois pour toute. Tout péché non confessé est une porte d’entrée possible à l’ennemi, en particulier les pratiques telles que la divination, l’astrologie, l’ésotérisme, etc. Nous sommes libérés en rejetant toutes ces pratiques et nous mettant sous la protection du sang de Christ.

    S’attacher à la vérité révélée dans la Parole de Dieu pour être protégé. Confesser sa foi en Christ seul, qui est à la fois vrai homme et vrai Dieu (1ère épître de Jean, chapitre 4, verset 2), et en son sacrifice suffisant pour la vie éternelle. Refuser toute fausse doctrine et pratique non biblique qu’on trouve dans les religions et mouvements spirituels divers.

    Demander de l’aide pour discerner ce qui est juste. Vivre selon les principes énoncés dans les Ecritures (voir par exemple en Ephésiens, chapitre 5,versets  8 à 11). Cela ne veut pas dire que nous ne pécherons plus jamais, mais que nous sommes encouragés à nous repentir rapidement de tout ce que la Bible condamne (voir la 1ère  lettre de Jean, chapitre 1, en particulier le verset 9).

     

    Pour terminer, dans sa lettre aux Ephésiens (chapitre 6, versets 10 à 18), l’apôtre Paul nous expose les moyens mis à notre disposition par Dieu pour nous aider à résister. Tout d’abord, il précise que notre ennemi est bien le diable et son monde de ténèbres. Il utilise l’image de l’équipement d’un soldat romain de son époque. Ainsi pour lutter et tenir ferme, nous avons à notre disposition des armes spirituelles telles que la vérité comme une ceinture, la justice telle une cuirasse, l’Evangile de paix comme chaussures, la foi tel un bouclier, le salut comme casque, la Parole de Dieu comme une épée, « l’épée de l’Esprit », et la prière fervente qui nous garde en ‘relation avec le Chef des Armées’. L’ensemble forme une armure divine formidable pour les disciples du Christ. A nous de nous en servir !

     

     

     

     

    BIBLIOGRAPHIE

    - Maurice Ray, l’occultisme à la lumière de Christ, LLB

    - Maurice Ray, Echec à l’oppresseur, LLB

    - C.S. Lewis, Tactique du diable

    - Calvin Miller, La guerre de l’ombre, Farel

    - John Mac Arthur, Comment affronter l’ennemi, Impact

    - Frederick Leary, Satan vaincu et chassé, Europresse

    - Neil Anderson, Le libérateur, Clé

     

    Article paru dans Biblarrêt,  septembre 2007.

     

    December 01

    Liberté intérieure

    free_964487     LIBERTE

    Et par le pouvoir d'un mot
    Je recommence ma vie
    Je suis né pour te connaître
    Pour te nommer
    Liberté

    Fin du poème « Liberté » de Paul Eluard (1942) - Ce poème fut largué par les avions de la RAF en milliers de tracts sur la France occupée.

     

    Jésus dit : (Jean 8.36) Si donc c’est le Fils qui vous donne la liberté, alors vous serez vraiment des hommes libres.

     

    Que dire de la liberté aujourd’hui alors que nous vivons dans un pays où c’est la 1° des devises « Liberté, égalité, fraternité » ? Même si extérieurement, il semble bien que nous soyons libres (de nous déplacer, de nos opinions, de la diversité de nos choix, etc.) tant que cela ne nuit pas à autrui, en est-il de même intérieurement ? N’y-a-t-il pas des habitudes, des croyances, ancrées au plus profond de nous-mêmes qui nous posent problème ? Est-il possible ou non d’en être libéré ?

     

    Voici une petite histoire tirée d’un livre de Jorge Bucay (Laisse-moi te raconter… les chemins de la vie, Pocket, Oh Editions 2004) : L’auteur était fasciné par le cirque, et avait remarqué que l’éléphant était attaché à une chaine rattachée à un pieu à peine fiché dans le sol. L’animal aurait facilement pu s’en libérer et s’en aller. Pourquoi ne le faisait-il pas ? A ses demandes, on répondait en général qu’il était dressé. Mais alors dans ce cas pourquoi l’attacher ? Enfin il eut la réponse : L’éléphant du cirque ne s’échappe pas parce que, dès son plus jeune âge, il a été attaché à un pieu semblable. Lorsqu’il était petit, l’animal avait fini par accepter sa condition. A l’âge adulte, il garde le souvenir de son impuissance. L’auteur conclut que nous vivons dans ce monde attaché à des « pieux », et que nous pensons que nous sommes incapables de nous en libérer.

     

    La bonne nouvelle de Jésus-Christ est qu’il a tout accompli pour nous libérer de ce qui nous retient dans toutes sortes de dépendances. Chacun a ses « pieux » dont il peut être libéré, s’il le veut vraiment. De quoi être libéré ? La liste serait assez longue et toucherait différents domaines. On pense aux dépendances dues aux drogues, à l’alcool, au tabac, au sexe, qui exercent une emprise puissante sur l’individu. On pense moins souvent aux fausses croyances, au devoir paraître, aux relations interpersonnelles, à la nourriture, au travail…

    -       Les fausses croyances (dépendances religieuses) sont diverses : ce peut être l’attrait d’une secte, de l’idolâtrie sous diverses formes (comme donner un pouvoir à une personne vivante –un gourou- ou morte, un objet auquel on attribue un pouvoir). Ce peut être une religion qui impose et maintient les personnes sous toutes sortes d’interdits, au lieu d’enseigner l’amour et la grâce de Dieu par une relation personnelle avec Lui. Ce que nous croyons sur Dieu, sur son Fils, sur l’Esprit et sur leur œuvre en faveur des humains a des conséquences directes sur notre liberté. Une fausse conception de Dieu, comme par exemple un dieu « père fouettard » à l’image d’un père humain, peut nous éloigner ou nous rendre dépendant d’une fausse image, et modeler notre comportement. Aussi est-il important de connaître le Dieu de la Bible tel qu’il est vraiment. Ainsi nous serons libérés quand nous le connaîtrons de mieux en mieux tel qu’il est vraiment.

    -       Le devoir paraître. Nous sommes bien souvent dépendant de l’image que nous voulons donner aux autres. L’avis des autres sur nous-mêmes compte alors tellement que notre être tente de se conformer aux standards de la société dans laquelle nous vivons. Le « look », l’apparence, la façon de penser unique, pour se couler dans le moule conduit à être captif des autres, de la mode, de la publicité. Comment être libre ? La Bible nous montre clairement ce que nous sommes. Par exemple, elle dit que sans Christ, nous sommes morts spirituellement, sans espérance, privés de communion avec Dieu, mais qu’avec Dieu nous sommes de nouvelles créatures transformées à l’image de Christ, vivantes éternellement. Cette identité en Christ nous libère de la peur de ne pas être « à la hauteur », du devoir plaire, puisque aimés sans condition par Dieu.

    -       Les relations interpersonnelles peuvent êtres source d’épanouissement, mais hélas aussi de dépendance. Si vous avez tendance à vous poser en victime, ou sauveteur, même avec de bonnes intentions, vous risquez de créer une dépendance vis-à-vis d’autrui, à jouer un rôle ; ceci va à l’encontre d’une relation vraie. Les relations sont bonnes tant qu’elles préservent la liberté et la responsabilité de chacun. Quand on voit Jésus agir avec ses disciples, il les enseigne et leur montre comment vivre des relations saines et heureuses. Jésus est un modèle pour les relations avec les autres (voir son attitude avec la Samaritaine, l’aveugle né ou la femme adultère).

    -       Le travail, la nourriture, la forme physique peuvent être des « dieux » auxquels on sacrifie son temps, son énergie. Le travail à outrance peut servir à transférer sur le « faire » ce que nous sommes. On existe par ce qu’on fait. Cette fausse croyance peut contribuer à de graves ennuis de santé, à oublier pourquoi on existe (pour glorifier Dieu, notre créateur, dit la Bible). La réussite, l’argent, la gloire sont des mirages que nous font miroiter la société. La Bible nous montre un équilibre entre le travail et le repos. La nourriture et la forme sont encore d’autres formes de dépendances qui asservissent l’individu en créant un semblant de bien-être factice.

     

    L’individu cherche toutes sortes de compensations à son mal être en se mettant sous l’empire de croyances asservissantes. Croyant faire son bien, se soulager, s’épanouir, il se rend dépendant et n’est pas libre ! Il est toujours attaché quoiqu’il fasse et ne pense pas qu’il puisse en être autrement.

    La vraie liberté est en Christ. Lui seul a le pouvoir de nous libérer de tous nos liens : Liens spirituels, physiques, moraux. Christ libère de la dépendance, de l’esclavage du péché, pour nous faire vivre la liberté éternelle avec lui. Cette liberté passe par l’acceptation de ce que dit la Bible concernant qui est Dieu, qui nous sommes, et ce que nous devenons en devenant disciples de Christ. L’œuvre de la grâce de Dieu pratique en celui et celle qui se confie en Lui une libération avec l’espérance d’une éternité garantie. Ainsi nous devenons ce que nous sommes vraiment dans le plan de Dieu.

     

     

    Bibliographie :

    -       Lenters, William L’illusion de la liberté, Sator 1988

    -       Schaeffer, Francis Libérés par l’Esprit, MB, 1997

    -       Anderson, Neil Une nouvelle identité pour une nouvelle vie, ELB

    -       Anderson, Neil Le libérateur, Clé 2002

     

    Article publié sur le journal Biblarret, décembre 2007.

    November 16

    LA PRIERE

    prier 

    LA PRIERE

    Citation de Martin Luther : "On ne doit pas assigner de but à Dieu, ni lui fixer les jours et les moments, la manière ou l'étendue de son exaucement ; il faut tout abandonner très exactement à sa volonté, à sa sagesse et à sa toute puissance.

    Attendons sans crainte et avec joie cet exaucement, sans chercher à savoir comment et où, si c'est bientôt et dans combien de temps et de quelle manière il se produira."

     

    PAS MOTIVES POUR LA PRIERE ?

    En toutes circonstances, faites toutes sortes de prières et de requêtes sous la conduite de l’Esprit. Faites–le avec vigilance et constance, et intercédez pour tous ceux qui appartiennent à Dieu. Ephésiens 6.18

    Vous l’avez sans doute constaté dans votre vie quotidienne, il est plus facile de « faire », d’être actif que de ne pas bouger, rester « inactif », pour passer du temps avec votre Père dans l’intimité de votre chambre ou dans la réunion de prière de votre église. Mais c’est un mauvais calcul !

    Voici une petite histoire pour réfléchir :

    Il était une fois un bûcheron qui se présenta pour travailler sur un chantier. Le salaire était bon et les conditions de travail encore meilleures, aussi le bûcheron voulut-il se montrer à la hauteur.

    Le premier jour, il se présenta au contremaître, qui lui donna une hache et lui assigna un secteur. Plein d’enthousiasme, l’homme partit couper des arbres dans la forêt. En une seule journée, il en abattit 18.

    « Je te félicite, lui dit le contremaître, continue comme ça. »

    Encouragé par ces paroles, le bûcheron décida d’améliorer son rendement le lendemain. Aussi se mit-il très tôt au lit. Au matin, il se leva avant tout le monde et partit en forêt. Malgré son acharnement, il lui fut impossible de réussir à couper plus de 15 arbres.

    « Je dois être fatigué » pensa-t-il. Et il choisit de se coucher en même temps que le soleil.

    Il se leva à l’aube, résolu à battre son record de 18 arbres. Cependant, ce jour-là, il ne parvint même pas à la moitié. Le lendemain, il n’en abattit que 7, puis 5, et enfin, le dernier jour, il passa tout l’après-midi à essayer de couper son 2° arbre.

    Inquiet de ce qu’allait dire le contremaître, le bûcheron alla le trouver et lui raconta ce qui lui arrivait, lui jurant sur tout ce qu’il avait de plus cher qu’il s’escrimait jusqu’à se sentir au bord de l’évanouissement.

    « Quand as-tu aiguisé ta hache pour la dernière fois ? lui demanda le contremaître.

    -          Aiguiser ? Je n’ai pas eu le temps ! J’ai été bien trop occupé à couper des arbres. »

     

    (Histoire de  A. de Beauregard tirée du livre de Jorge Bucay, Laisse-moi te raconter… les chemins de la vie, Pocket.)

     

    Ce bûcheron nous ressemble bien souvent. La prière, c’est aiguiser notre hache. Pour être bien actif, passons du temps dans la prière. Ce sera du temps de gagné par la suite, en efficacité, en sagesse, en force. Le temps passé avec Dieu n’est jamais perdu, il est béni au contraire.

    Charles Spurgeon disait : « O Chrétiens ! Voulez-vous être heureux ? Priez beaucoup ! Voulez-vous être victorieux du monde ? Priez toujours davantage ! Qui cesse de prier cesse de combattre. C’est la prière qui préserve de la rouille les armes de l’enfant de Dieu… La prière est le navire qui revient au port chargé du plus riche fret ; c’est le terrain qui rapporte à celui qui la cultive la plus abondante moisson. »

    Toujours pas motivé ?