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7月9日 C'EST PAS MA FAUTE !L’être humain cherche à se déculpabiliser, à se trouver des excuses ou des « boucs émissaires» plutôt que d’avouer ses fautes. Les « ce n’est pas de ma faute », ou les « je ne suis pas responsable » remplacent trop souvent un regard honnête et sans complaisance sur soi-même et sur l’humanité en général. Ce sympathique petit conte auvergnat met en évidence l’aveuglement personnel sur sa propre condition, en rejetant la faute sur autrui. Voici un résumé de l’histoire, le paradis perdu, rapportée par R. & P. Soupault dans Histoires merveilleuses des cinq continents (Ed. Seghers) : Un jour un roi visitait son domaine. Il s’arrêta devant une pauvre chaumière dans les bois, attiré par des lamentations provenant de l’intérieur. Un couple de bûcheron y habitait. La femme pleurait en disant : Nous n’avons plus rien à manger, malgré notre travail. Ne pouvons-nous pas être heureux ! Adam et Eve n’avaient pas besoin de travailler au paradis. Si Eve n’avait pas cueilli cette pomme, nous pourrions vivre comme des rois ! Elle aurait mérité une bonne raclée ! Le roi frappa à la porte. On le fit entrer et il demanda : - Vous êtes donc tellement malheureux ? - Nous allons mourir de faim, malheur à nous ! - Non, dit le roi, vous ne mourrez pas. Vous allez venir avec moi au palais où vous serez heureux comme Adam et Eve. Mais il vous faudra m’obéir. - Certainement, Sire, s’écria la femme, nous ferons tout ce qu’il vous plaira. - Partons ! dit le roi. Fermez votre porte et emportez la clé. Au palais royal, le couple eut tout ce qu’il voulait, vivant comme les gens de la cour. Le roi leur dit : - Tout ce vous désirez, je vous l’offrirai, mais regardez bien cette terrine sur cette table : vous ne devez jamais l’ouvrir ou vous serez maudits. Le roi parti, le couple se demanda ce qu’il pouvait bien y avoir dans cette terrine. L’homme et la femme étaient exaucés de tous leurs désirs, mais petit à petit, l’inquiétude gagna la femme au sujet de la terrine sur la table à laquelle il ne fallait pas toucher. - Que peut-elle bien contenir ? - Cela ne nous regarde pas, dit son mari. Rongée par la curiosité, la femme devint triste. Elle ne mangeait plus et rien ne la satisfaisait plus. Son mari lui en demanda la raison. - Je préfère mourir plutôt que de ne pas savoir ce que contient cette terrine ! - Si tu l’ouvres, le roi nous chassera du palais ! - Mais non, soulève juste un peu le couvercle pour voir, personne ne s’en apercevra ! Etant seuls dans la pièce, l’homme souleva le couvercle. Une minuscule souris en sortit. Ils essayèrent de la rattraper. Impossible ! Le roi fit son entrée. Ils se cachèrent sous la table. Le roi les appela, mais ils n’osaient pas sortir de leur cachette. - Venez, dit le roi, j’ai quelque chose à vous dire. - Je sais, la souris s’est sauvée, répondit l’homme. - Vous ne pouvez plus rester ici. Vous avez traité Adam et Eve d’imbécile, vous êtes encore plus bête qu’eux. Sortez du palais ! Le couple retourna dans sa chaumière. Ils y furent très malheureux. Leurs enfants leurs dirent : - Comme vous avez été bêtes, papa et maman !
Ainsi est l’être humain, prompt à juger les autres, rejetant la faute sur les autres et n’apprenant rien de l’expérience et de l’histoire. La désobéissance est inscrite dans les gênes de chaque être humain, transmise par le premier couple. Depuis lors, elle fait son effet en atteignant chaque personne à la surface de la terre. Chaque être humain est désobéissant et coupable devant la loi de Dieu. La Bible dit : Tous ont péché, en effet, et sont privés de la glorieuse présence de Dieu (Lettre aux Romains, ch. 3, v. 23) et Par un seul homme, le péché est entré dans le monde et par le péché, la mort, et ainsi la mort a atteint tous les hommes parce que tous ont péché… (Lettre aux Romains, Ch. 5, v. 12). Cette condamnation est-elle sans appel ? N’y-t-il pas moyen de sortir de cet inéluctable faillite humaine ? S’il n’y a pas de moyen de s’en sortir en se croyant juste, ou en rejetant la faute sur d’autres (comme Adam l’a fait en rejetant la faute sur Eve), Dieu a prévu la solution pour sauver l’être humain qu’il a créé et qu’il aime. La solution, c’est qu’après la faillite d’Adam et de sa descendance, il a envoyé un second Adam pour racheter les hommes de leurs fautes condamnables. Ce second Adam s’appelle Jésus-Christ, le propre Fils de Dieu. Sa mission fut de révéler la volonté de son Père et de l’accomplir parfaitement. Le péché mérite la mort. Jésus-Christ a supporté la mort pour l’humanité, afin de donner la vie éternelle à ceux et celles qui le reconnaissent comme leur Sauveur et Seigneur.
Voici ce que dit l’apôtre Paul (Romains 5. 16-19, Bible du Semeur) : « Quelle différence aussi entre les conséquences du péché d’un seul et le don de Dieu ! En effet, le jugement intervenant à cause d’un seul homme a entraîné la condamnation, mais le don de grâce, intervenant à la suite de nombreuses fautes, a conduit à l’acquittement. Car si, par la faute commise par un seul homme, la mort a régné à cause de ce seul homme, à bien plus forte raison ceux qui reçoivent les trésors surabondants de la grâce et le don de la justification régneront–ils dans la vie par Jésus–Christ, lui seul. Ainsi donc, comme une seule faute a entraîné la condamnation de tous les hommes, un seul acte satisfaisant à la justice a obtenu pour tous les hommes l’acquittement qui leur donne la vie. Comme, par la désobéissance d’un seul, beaucoup d’hommes sont devenus pécheurs devant Dieu, de même, par l’obéissance d’un seul, beaucoup
sont déclarés justes devant Dieu
Pourquoi alors continuer à accuser les autres de ses propres mauvais choix ? Il n’est plus question d’être condamné au malheur pour ceux et celles qui reconnaissent leurs fautes personnelles et confient leur vie à Jésus-Christ. Lorsque l’homme ou la femme prend cette décision, Dieu les déclare justes. Il les fait bénéficier de la justice de Christ. Dans la même lettre aux Romains, Paul précise qu’il n’y a plus de condamnation pour celui ou celle qui se confie en Jésus-Christ. L’homme vit alors sous la grâce de Dieu. Il n’a plus à accuser les autres, ou chercher à se déculpabiliser, mais il s’engage à vivre dans la lumière, confessant ses fautes et rejetant le mal, avec l’aide de l’Esprit de Dieu. La transformation intérieure est la preuve de ce changement de vie. Dieu inscrit dans le cœur de la personne qui lui appartient, la certitude de vivre éternellement avec Lui.
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