Selon 3 contes ou fables, avec comme acteur principal une grenouille, notre attention est attirée sur 3 attitudes différentes positives et/ou négatives. Ces attitudes peuvent nous aider à réfléchir sur nous-mêmes et à faire des choix.
Le 3° conte met aussi en scène une grenouille, ou plutôt 2 grenouilles, qui, face à une même situation, ont des réactions différentes, opposées. Il s’agit d’une histoire rapportée par Jorge Bucay dans son livre Laisse-moi te raconter… les chemins de la vie. Editions Pocket. En voici un résumé :
Deux grenouilles tombent dans une jatte de crème. Elles ne peuvent nager ou flotter dans cette pâte molle. Elles agitent les pattes pour atteindre le bord, mais elles s’enlisent. Elles ont du mal à rester à la surface et reprendre leur souffle.
L’une d’elle dit : - Je n’en peux plus. On ne peut pas sortir de là. Je vais mourir ; pourquoi s’épuiser dans un effort stérile. Ayant dit cela, elle cesse de s’agiter et s’enfonce, engloutie dans le liquide blanc.
L’autre, plus obstinée, se dit : - Rien à faire ! Pas moyen d’avancer. La mort est proche, mais je lutterai jusqu’à mon dernier souffle.
Elle continua à s’agiter et barboter au même endroit sans avancer pendant des heures. Et soudain, à force de battre des cuisses, la crème se transforma en beurre. Surprise, la grenouille fit un bond et, patinant, arriva au bord de la jatte. De là, elle rentra chez elle en coassant joyeusement.
Ce conte met en relief 2 attitudes opposées face à une situation difficile. Confrontés à toutes sortes d’épreuves, à l’adversité, nous n’avons pas tous la même façon de réagir. Certaines personnes semblent avoir une volonté à toute épreuve et nous impressionnent par leur force de caractère et leur persévérance dans l’adversité et dans l’épreuve. Mais ce n’est pas le cas de tout le monde. En effet, certains se disent : « à quoi bon », « je n’y arriverai pas », « inutile de persévérer dans cette voie », « laisse tomber ». Ce sont les « loosers » ! Ils pourraient stopper ce processus de pensée et rechercher une solution. Mais s’ils ne voient rapidement une issue à leur situation, ils sont vite découragés. Sans espoir, ils finissent par abandonner… comme la première grenouille, qui se laisse engloutir !
Heureusement, il y a ceux qui, au contraire, voient dans les épreuves, un défi à relever. Ils sont prêts à déployer toute leur énergie pour trouver une solution, un moyen de sortir de l’impasse dans laquelle ils se trouvent. Ils gardent espoir jusqu’au bout…jusqu’à leur dernier souffle. Ce sont des battants ! Leur persévérance finit par être récompensée… comme la seconde grenouille, qui finit par sortir de sa jatte.
Ainsi, certains se diront qu’ils ne sont pas dans le « bon camp » et que par conséquent c’est fichu pour eux. D’autres, quant à eux, réfléchissent et à se demandent : « Mais où trouver la force qui me manque pour pouvoir m’en sortir ? » Certains pensent que « ceux qui ont la foi » ont une force en eux qui les pousse. C’est en partie vrai. Mais à un détail près, c’est que ceux qui ont réellement la foi s’appuient sur quelqu’un qui est fiable à 100% ! C’est Jésus. En effet, le Seigneur Jésus a fait certaines promesses…pour ceux qui croient véritablement en Lui. En voici quelques-unes :
Evangile selon Matthieu, chapitre 11, verset 28 Venez à moi, vous tous qui peinez sous la charge ; moi, je vous donnerai le repos.
Evangile selon Jean, chapitre 6, verset 37 Tout ce que le Père me donne viendra à moi, et je ne jetterai point dehors celui qui vient à moi.
L’apôtre Paul a connu toutes sortes d’épreuves dans sa vie de missionnaire. Il résume en quelques mots ses années d’expérience aux chrétiens de Corinthe : « … Jusqu’à cette heure, nous souffrons la faim et la soif, nous manquons d’habits convenables, nous sommes exposés aux coups, considérés comme des vagabonds, maltraités et errant de lieu en lieu, sans foyer, sans patrie. Nous nous épuisons à travailler de nos propres mains pour gagner notre pain quotidien. On nous insulte ? Nous répliquons par des bénédictions. On nous persécute ? Nous l’endurons en silence et avec patience. On nous accable d’injures et de calomnies ? Nous répondons par des paroles bienveillantes. On traîne notre réputation dans la boue ? Nous prions pour nos calomniateurs et nous essayons de les gagner au Christ. Jusqu’à maintenant, nous sommes considérés comme les ordures du monde et traités comme le rebut de l’univers. » 2ème lettre aux Corinthiens, chapitre 4, versets 11 à 13.
Où a-t-il bien pu puiser la force dont il avait besoin pour s’en sortir et ne pas abandonner après toutes ses difficultés ? Il livre son secret aux gens de Philippe : « Toujours et partout, j’ai appris à être rassasié et à avoir faim, à vivre avec beaucoup et avec peu. Je suis capable de tout cela grâce au Christ qui me rend fort. » Philippiens, chapitre 4, versets 11 – 12. Il savait qu’en lui-même il ne trouverait pas la force de faire face à toutes ses épreuves, c’est pourquoi il a fait appel au Seigneur Jésus. Il puisait en lui l’énergie, le courage, la force dont il avait besoin.
Compter sur Jésus-Christ n’est en fait pas un aveu de faiblesse, mais de confiance. Celui qui se croit fort et n’a pas besoin de Dieu, se retrouve au bout du compte seul et n’a personne sur qui s’appuyer. Qu’y-a-t-il de mieux : ne compter que sur soi pour espérer sans sortir ou compter sur quelqu’un qui répond toujours présent à vos cotés, quelque soit la situation ? Encore une question de choix !