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5月6日 L'homme grenouille (1)Selon 3 contes ou fables, avec comme acteur principal une grenouille, notre attention est attirée sur 3 attitudes différentes positives et/ou négatives. Ces attitudes peuvent nous aider à réfléchir sur nous-mêmes et à faire des choix.
Le premier conte nous décrit une grenouille plongée dans un récipient d’eau froide. La grenouille s’y trouve bien. L’eau est alors amenée très lentement à ébullition. La température de l’eau augmente doucement, mais la grenouille ne réagit pas. Elle s’est habituée à une température croissante. Si elle avait été plongée directement dans de l’eau chaude, elle aurait réagit. Comme anesthésiée progressivement dans ses facultés de réagir, elle finit par cuire. Ce conte est souvent utilisé à juste titre pour montrer les dégradations subies dans la société à tous les niveaux (éthique, libertés individuelles, social, nivellement culturel par le bas, abrutissement par les médias et endormissement, éradication du spirituel, dégradation de l’environnement, la loi du profit, etc.), en rapport avec l’absence de réaction, l’apathie des gens face aux changements subtils mais déterminants qui hypothèquent leur avenir à leur insu. Le danger encouru par la grenouille nous guette. On critique beaucoup les valeurs chrétiennes de base qu’on voudrait voir disparaître au profit du « je fais ce que je veux ». Les valeurs véritables et absolues, parce que divines, contenues dans la Bible, Parole de Dieu, ne sont plus la référence. Si vous êtes un lecteur de la Bible, même si vous n’êtes pas un connaisseur, vous avez sans doute remarqué que Dieu a donné des lois à l’humanité pour le bien vivre avec Lui et aussi le bien vivre avec les uns et avec les autres (par exemple : les 10 commandements). Ces valeurs permettraient à l’homme de s’épanouir et d’être béni. La déclaration des droits (et des devoirs) de l’homme et du citoyen en est un peu le reflet. Aujourd’hui, on remplace ces valeurs par d’autres, soit disant parce que la société évolue et qu’il faut s’adapter… En éliminant Dieu de sa vie, l’homme finit aussi par éliminer les valeurs dites « chrétiennes » de sa vie. Des notions bibliques concernant la famille, la fidélité, la confiance, la pureté, l’éthique de la vie et les valeurs dites républicaines d’égalité & de fraternité disparaissent inexorablement. Des comportements reconnus comme inacceptables il y a seulement quelques années sont désormais inscrits dans la loi. En attendant le matraquage médiatique continue afin d’officialiser d’autres comportements non-bibliques. Ces attitudes de l’homme ne sont pas nouvelles. Déjà, dans l’Ancien Testament (1° partie de la Bible), les lois de Dieu étaient bafouées. Dieu, dans son amour et dans sa patience, a envoyé régulièrement des prophètes. Leur rôle était de ramener le peuple (et leurs dirigeants) à la loi de Dieu pour que les bénédictions divines perdurent. Leurs avertissements n’ont eu qu’un effet provisoire. Où sont les prophètes aujourd’hui ? Est-ce que nous écoutons ceux qui nous promettent les malheurs consécutifs à nos inconsciences ? Au contraire, on observe une fuite en avant qui mène à la catastrophe : « après moi le déluge ». Quelqu’un a dit que nous empruntons cette terre à nos enfants. Et pas seulement concernant l’environnement ! Ce que nous semons aujourd’hui, en bien ou en mal, d’autres le récolteront. Jésus est venu pour accomplir parfaitement la loi de Dieu, son Père. Par l’effet de son sacrifice et de sa résurrection, Jésus libère quiconque met sa confiance en sa Personne et en son oeuvre. Par son Esprit, Il donne une vie nouvelle et Il applique la loi de Dieu dans le cœur de celui qui croit en Lui. Par conséquence, Il réaligne la vie du croyant (sa pensée et son comportement) sur les valeurs éternelles. Lettre de Paul aux Ephésiens, chapitre 2, versets 1 à 6 Autrefois, vous étiez spirituellement morts à cause de vos fautes, à cause de vos péchés. Vous vous conformiez alors à la manière de vivre de ce monde ; vous obéissiez au chef des puissances spirituelles de l’espace, cet esprit qui agit maintenant en ceux qui s’opposent à Dieu. Nous tous, nous étions aussi comme eux, nous vivions selon les désirs de notre propre nature, nous faisions ce que voulaient notre corps et notre esprit. Ainsi, à cause de notre nature, nous étions destinés à subir le jugement de Dieu comme les autres. Mais la compassion de Dieu est immense, son amour pour nous est tel que, lorsque nous étions spirituellement morts à cause de nos fautes, il nous a fait revivre avec le Christ. C’est par la grâce de Dieu que vous avez été sauvés. Dans notre union avec Jésus–Christ, Dieu nous a ramenés de la mort avec lui pour nous faire régner avec lui dans le monde céleste. A contrario, ceux qui refusent d’écouter et de croire la Parole de Dieu s’acheminent vers un jugement définitif. Lorsque les valeurs divines diminuent et que la Parole de Dieu (et Dieu lui-même) n’a plus sa place, l’homme se met sous la condamnation définie dans la loi de Dieu, qu’il le veuille ou non. Pourquoi donc continuer ainsi ? 2° lettre de Paul aux Thessaloniciens, chapitre 1, versets 7b à 9 : le Seigneur Jésus se révélera du ciel avec ses anges puissants, dans un feu flamboyant, pour faire justice contre ceux qui ne connaissent pas Dieu et ceux qui n’obéissent pas à la bonne nouvelle de notre Seigneur Jésus. Ceux–là auront pour juste châtiment une destruction éternelle, loin du Seigneur et de sa force glorieuse.
Dans le passé (et encore maintenant dans certains pays), Dieu a envoyé des Réveils spirituels. Régulièrement, autrefois, des populations entières revenaient à Dieu. Il n’est pas certain que cela se passe à nouveau dans notre pays. Par contre, ce qui est certain, c’est que l’étape ultime des derniers temps de ce monde sera caractérisée par un rejet de Dieu et de sa Parole. Les choses se font progressivement, sournoisement, inexorablement. L’endormissement se fait par petites touches, sans qu’on s’en aperçoive vraiment. Quant aux chrétiens véritables, ils ont un œil sur la Bible et l’autre sur le journal du jour. Ils évaluent le second à la lumière du premier, et sont attentifs aux changements qui se passent, afin de ne pas être emportés par le courant de la pensée dite moderne. Car le soi-disant progrès est souvent synonyme de régression de l’être humain. Où en est « l’homme-grenouille » ? Déjà « cuit » ? Baignant dans l’eau tiède de la culture ambiante, à force d’être abreuvé par les messages récurrents des faux prophètes modernes ? Chacun peut réagir. Jusqu’à la dernière heure, il est possible de dire non, mais cela sera nettement plus difficile, car prendre position dans un monde majoritairement hostile peut entraîner le rejet, voire la persécution. A chacun de faire son choix.
L'homme grenouille (2)Selon 3 contes ou fables, avec comme acteur principal une grenouille, notre attention est attirée sur 3 attitudes différentes positives et/ou négatives. Ces attitudes peuvent nous aider à réfléchir sur nous-mêmes et à faire des choix.
Le 2° conte « grenouillard » nous est bien connu : il s’agit de la fable de Jean de la Fontaine : la grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf. La grenouille envie la grosseur du bœuf et veut se faire son égal. Elle s’enfle tellement qu’elle éclate : « La chétive pécore s’enfla si bien qu’elle creva ». L’auteur met en évidence le désir des personnes de son époque de se faire une place de choix dans la haute société, proche du pouvoir. Cette fable se termine ainsi : « Le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages Tout bourgeois veut bâtir comme les grands seigneurs, Tout petit prince a des ambassadeurs, Tout marquis veut avoir des pages. »
Cette fable met en évidence un des problèmes les plus profonds de la nature humaine : l’orgueil. L’être humain a voulu, très tôt, se séparer de son Créateur pour vivre une sorte d’autonomie dénuée de sens et de vérité. L’orgueil s’exprime au plus haut niveau quand l’homme et la femme veulent être leur propre dieu, sans devoir rendre des comptes à plus haut placé qu’eux. Poussés par un autre orgueilleux, l’ange du mal, l’être humain a volontairement désobéi au Créateur et Seigneur de toutes choses. Ce qui fait que toute personne de toutes les générations, séparée de la présence de Dieu, veut s’élever de sa condition par ses propres forces. Pour une gloire éphémère, pour réaliser ses rêves, que de désirs orgueilleux sont exprimés ! Les guerres de conquêtes, les rivalités pour le pouvoir, le désir de posséder toujours plus, d’écraser les autres, de se faire un nom, etc. sont des exemples de grenouilles enflées. L’apôtre Paul, dans sa lettre aux Colossiens, chapitre 2, verset 18 décrit assez bien cette situation : Ils se livrent à leurs visions, ils s’enflent d’orgueil sans raison, poussés par leurs pensées tout humaines. L’orgueil rend l’être humain hostile à l’amour de l’autre. Il ne peut ni donner ni recevoir. L’amour est patient, l’amour est serviable, il n’est pas envieux ; l’amour ne se vante pas, il ne s’enfle pas d’orgueil 1° lettre aux Corinthiens, chapitre 13, verset 4. Quand nous regardons ce qu’a fait Jésus pour nous sauver : Lui qui régnait éternellement en tant que Dieu, il a quitté son trône de gloire pour s’humilier en devenant semblable à nous (sauf le péché). Il a accepté le châtiment de la croix pour payer le prix de notre rébellion contre Dieu, avant de retrouver sa gloire. Nous voyons qu’aucun orgueil ne l’habitait. Bien au contraire, c’est grâce à son amour pour nous, son humilité, mais aussi son obéissance parfaite qu’il a pu accomplir ce sacrifice qui nous donne la vie. Voici ce que dit la 1° lettre de Jean, chapitre 2, verset 17 : Et le monde passe, et sa convoitise aussi ; mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement. L’humilité précède la gloire, tandis que l’orgueil précède la chute. Il y a là encore un choix à faire. Le meilleur choix est de s’humilier devant le Seigneur, reconnaître et regretter de lui avoir désobéi, puis mettre sa confiance en la personne et l’œuvre de Christ. Dieu fait grâce à quiconque croit en lui. Il donne la vie éternelle dès maintenant. Pourquoi attendre ? Quelle gloire espérer dans ce monde ? Rien que du vent, mais pas pour ceux qui mettent leur espérance en Jésus-Christ seul.
L'homme grenouille (3)
Le 3° conte met aussi en scène une grenouille, ou plutôt 2 grenouilles, qui, face à une même situation, ont des réactions différentes, opposées. Il s’agit d’une histoire rapportée par Jorge Bucay dans son livre Laisse-moi te raconter… les chemins de la vie. Editions Pocket. En voici un résumé :
Deux grenouilles tombent dans une jatte de crème. Elles ne peuvent nager ou flotter dans cette pâte molle. Elles agitent les pattes pour atteindre le bord, mais elles s’enlisent. Elles ont du mal à rester à la surface et reprendre leur souffle. L’une d’elle dit : - Je n’en peux plus. On ne peut pas sortir de là. Je vais mourir ; pourquoi s’épuiser dans un effort stérile. Ayant dit cela, elle cesse de s’agiter et s’enfonce, engloutie dans le liquide blanc. L’autre, plus obstinée, se dit : - Rien à faire ! Pas moyen d’avancer. La mort est proche, mais je lutterai jusqu’à mon dernier souffle. Elle continua à s’agiter et barboter au même endroit sans avancer pendant des heures. Et soudain, à force de battre des cuisses, la crème se transforma en beurre. Surprise, la grenouille fit un bond et, patinant, arriva au bord de la jatte. De là, elle rentra chez elle en coassant joyeusement.
Ce conte met en relief 2 attitudes opposées face à une situation difficile. Confrontés à toutes sortes d’épreuves, à l’adversité, nous n’avons pas tous la même façon de réagir. Certaines personnes semblent avoir une volonté à toute épreuve et nous impressionnent par leur force de caractère et leur persévérance dans l’adversité et dans l’épreuve. Mais ce n’est pas le cas de tout le monde. En effet, certains se disent : « à quoi bon », « je n’y arriverai pas », « inutile de persévérer dans cette voie », « laisse tomber ». Ce sont les « loosers » ! Ils pourraient stopper ce processus de pensée et rechercher une solution. Mais s’ils ne voient rapidement une issue à leur situation, ils sont vite découragés. Sans espoir, ils finissent par abandonner… comme la première grenouille, qui se laisse engloutir ! Heureusement, il y a ceux qui, au contraire, voient dans les épreuves, un défi à relever. Ils sont prêts à déployer toute leur énergie pour trouver une solution, un moyen de sortir de l’impasse dans laquelle ils se trouvent. Ils gardent espoir jusqu’au bout…jusqu’à leur dernier souffle. Ce sont des battants ! Leur persévérance finit par être récompensée… comme la seconde grenouille, qui finit par sortir de sa jatte. Ainsi, certains se diront qu’ils ne sont pas dans le « bon camp » et que par conséquent c’est fichu pour eux. D’autres, quant à eux, réfléchissent et à se demandent : « Mais où trouver la force qui me manque pour pouvoir m’en sortir ? » Certains pensent que « ceux qui ont la foi » ont une force en eux qui les pousse. C’est en partie vrai. Mais à un détail près, c’est que ceux qui ont réellement la foi s’appuient sur quelqu’un qui est fiable à 100% ! C’est Jésus. En effet, le Seigneur Jésus a fait certaines promesses…pour ceux qui croient véritablement en Lui. En voici quelques-unes : Evangile selon Matthieu, chapitre 11, verset 28 Venez à moi, vous tous qui peinez sous la charge ; moi, je vous donnerai le repos. Evangile selon Jean, chapitre 6, verset 37 Tout ce que le Père me donne viendra à moi, et je ne jetterai point dehors celui qui vient à moi.
L’apôtre Paul a connu toutes sortes d’épreuves dans sa vie de missionnaire. Il résume en quelques mots ses années d’expérience aux chrétiens de Corinthe : « … Jusqu’à cette heure, nous souffrons la faim et la soif, nous manquons d’habits convenables, nous sommes exposés aux coups, considérés comme des vagabonds, maltraités et errant de lieu en lieu, sans foyer, sans patrie. Nous nous épuisons à travailler de nos propres mains pour gagner notre pain quotidien. On nous insulte ? Nous répliquons par des bénédictions. On nous persécute ? Nous l’endurons en silence et avec patience. On nous accable d’injures et de calomnies ? Nous répondons par des paroles bienveillantes. On traîne notre réputation dans la boue ? Nous prions pour nos calomniateurs et nous essayons de les gagner au Christ. Jusqu’à maintenant, nous sommes considérés comme les ordures du monde et traités comme le rebut de l’univers. » 2ème lettre aux Corinthiens, chapitre 4, versets 11 à 13.
Où a-t-il bien pu puiser la force dont il avait besoin pour s’en sortir et ne pas abandonner après toutes ses difficultés ? Il livre son secret aux gens de Philippe : « Toujours et partout, j’ai appris à être rassasié et à avoir faim, à vivre avec beaucoup et avec peu. Je suis capable de tout cela grâce au Christ qui me rend fort. » Philippiens, chapitre 4, versets 11 – 12. Il savait qu’en lui-même il ne trouverait pas la force de faire face à toutes ses épreuves, c’est pourquoi il a fait appel au Seigneur Jésus. Il puisait en lui l’énergie, le courage, la force dont il avait besoin.
Compter sur Jésus-Christ n’est en fait pas un aveu de faiblesse, mais de confiance. Celui qui se croit fort et n’a pas besoin de Dieu, se retrouve au bout du compte seul et n’a personne sur qui s’appuyer. Qu’y-a-t-il de mieux : ne compter que sur soi pour espérer sans sortir ou compter sur quelqu’un qui répond toujours présent à vos cotés, quelque soit la situation ? Encore une question de choix ! 1月23日 Dilemme et réactionsVoici une petite histoire d’un auteur anonyme, trouvée sur internet. Elle peut illustrer plusieurs vérités.
Les deux loups intérieurs
1. Le dilemme de l’être humain : il sait, par sa conscience, ce qui est bien, mais il est attiré par le mal, à cause de sa convoitise ; il veut impérativement satisfaire ses penchants égoïstes. Il constate que dans son être se battent 2 forces qui s’opposent, l’attirant chacune dans une direction très opposée. C’est ce que l’Apôtre Paul décrit dans sa lettre aux Romains en ces termes : Je ne fais pas le bien que je veux, mais je pratique le mal que je ne veux pas. Si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui l’accomplis, mais le péché qui habite en moi. Je trouve donc cette loi pour moi qui veux faire le bien : le mal est présent à côté de moi. Car je prends plaisir à la loi de Dieu, dans mon for intérieur, mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon intelligence et qui me rend captif de la loi du péché qui est dans mes membres. (Romains 7.19-23)
A la suite de cette description, l’Apôtre Paul a pu rendre grâce à Dieu qu’il a reçu l’Esprit de Dieu qui l’a rendu capable non seulement de faire le bon choix, mais aussi la force d’accomplir ce bon choix. D’autre part, la présence de l’Esprit de Dieu lui a permis (comme à chacun qui l’a reçu) de dominer sur ces pulsions mauvaises. Ainsi, il n’est plus nécessaire de « nourrir le mauvais loup », mais uniquement le bon par la dépendance de l’Esprit de Dieu et la méditation de sa Parole.
2. Le désir de vengeance : l’être humain a tendance à réagir selon sa propre justice, en désirant réparation immédiate des torts causés par un tiers. Nous sommes prompts à nous mettre en colère contre ceux qui nous font du mal. Cette colère se transforme en haine, et au lieu de faire mal à notre adversaire supposé, elle commence à nous détruire intérieurement. Ce n’est pas facile à gérer. Dans la même lettre, l’Apôtre Paul nous signale une issue possible : Ne rendez à personne le mal pour le mal. Recherchez ce qui est bien devant tous les hommes. S’il est possible, autant que cela dépend de vous, soyez en paix avec tous les hommes. Ne vous vengez pas vous–mêmes, bien–aimés, mais laissez agir la colère, car il est écrit : A moi la vengeance, c’est moi qui rétribuerai, dit le Seigneur. Mais Si ton ennemi a faim, donne–lui à manger ; S’il a soif, donne–lui à boire ; Car en agissant ainsi, Ce sont des charbons ardents que tu amasseras sur sa tête. Ne sois pas vaincu par le mal, mais vainqueur du mal par le bien. (Romains 12. 17-21)
Nous vivons dans un monde marqué par l’injustice. Devons-nous pour autant laisser la haine accomplir son œuvre maléfique en nous ? Dieu est en colère contre le péché, mais le Fils unique de Dieu est venu régler la dette du péché. La colère de Dieu a été détournée sur son propre Fils au moment de sa crucifixion parce qu’il a accepté de porter le péché du monde, le mien comme le vôtre (lui-même étant sans péché). Si donc nous demandons à Dieu pardon pour notre péché et reconnaissons Christ comme notre Sauveur et Maître, nous aurons la vie éternelle et notre vie présente sera transformée. A la suite de quoi, la haine sera remplacée par l’amour, et la foi en un Dieu juste nous libérera du désir de vengeance, guérira notre mal intérieur et pansera nos blessures profondes. Quel « loup » domine sur nous ? Lequel habite en nous lorsque nous ressentons de l’injustice ? Quelles en sont les conséquences en nous ? Comment réagissons-nous ? 7月9日 C'EST PAS MA FAUTE !L’être humain cherche à se déculpabiliser, à se trouver des excuses ou des « boucs émissaires» plutôt que d’avouer ses fautes. Les « ce n’est pas de ma faute », ou les « je ne suis pas responsable » remplacent trop souvent un regard honnête et sans complaisance sur soi-même et sur l’humanité en général. Ce sympathique petit conte auvergnat met en évidence l’aveuglement personnel sur sa propre condition, en rejetant la faute sur autrui. Voici un résumé de l’histoire, le paradis perdu, rapportée par R. & P. Soupault dans Histoires merveilleuses des cinq continents (Ed. Seghers) : Un jour un roi visitait son domaine. Il s’arrêta devant une pauvre chaumière dans les bois, attiré par des lamentations provenant de l’intérieur. Un couple de bûcheron y habitait. La femme pleurait en disant : Nous n’avons plus rien à manger, malgré notre travail. Ne pouvons-nous pas être heureux ! Adam et Eve n’avaient pas besoin de travailler au paradis. Si Eve n’avait pas cueilli cette pomme, nous pourrions vivre comme des rois ! Elle aurait mérité une bonne raclée ! Le roi frappa à la porte. On le fit entrer et il demanda : - Vous êtes donc tellement malheureux ? - Nous allons mourir de faim, malheur à nous ! - Non, dit le roi, vous ne mourrez pas. Vous allez venir avec moi au palais où vous serez heureux comme Adam et Eve. Mais il vous faudra m’obéir. - Certainement, Sire, s’écria la femme, nous ferons tout ce qu’il vous plaira. - Partons ! dit le roi. Fermez votre porte et emportez la clé. Au palais royal, le couple eut tout ce qu’il voulait, vivant comme les gens de la cour. Le roi leur dit : - Tout ce vous désirez, je vous l’offrirai, mais regardez bien cette terrine sur cette table : vous ne devez jamais l’ouvrir ou vous serez maudits. Le roi parti, le couple se demanda ce qu’il pouvait bien y avoir dans cette terrine. L’homme et la femme étaient exaucés de tous leurs désirs, mais petit à petit, l’inquiétude gagna la femme au sujet de la terrine sur la table à laquelle il ne fallait pas toucher. - Que peut-elle bien contenir ? - Cela ne nous regarde pas, dit son mari. Rongée par la curiosité, la femme devint triste. Elle ne mangeait plus et rien ne la satisfaisait plus. Son mari lui en demanda la raison. - Je préfère mourir plutôt que de ne pas savoir ce que contient cette terrine ! - Si tu l’ouvres, le roi nous chassera du palais ! - Mais non, soulève juste un peu le couvercle pour voir, personne ne s’en apercevra ! Etant seuls dans la pièce, l’homme souleva le couvercle. Une minuscule souris en sortit. Ils essayèrent de la rattraper. Impossible ! Le roi fit son entrée. Ils se cachèrent sous la table. Le roi les appela, mais ils n’osaient pas sortir de leur cachette. - Venez, dit le roi, j’ai quelque chose à vous dire. - Je sais, la souris s’est sauvée, répondit l’homme. - Vous ne pouvez plus rester ici. Vous avez traité Adam et Eve d’imbécile, vous êtes encore plus bête qu’eux. Sortez du palais ! Le couple retourna dans sa chaumière. Ils y furent très malheureux. Leurs enfants leurs dirent : - Comme vous avez été bêtes, papa et maman !
Ainsi est l’être humain, prompt à juger les autres, rejetant la faute sur les autres et n’apprenant rien de l’expérience et de l’histoire. La désobéissance est inscrite dans les gênes de chaque être humain, transmise par le premier couple. Depuis lors, elle fait son effet en atteignant chaque personne à la surface de la terre. Chaque être humain est désobéissant et coupable devant la loi de Dieu. La Bible dit : Tous ont péché, en effet, et sont privés de la glorieuse présence de Dieu (Lettre aux Romains, ch. 3, v. 23) et Par un seul homme, le péché est entré dans le monde et par le péché, la mort, et ainsi la mort a atteint tous les hommes parce que tous ont péché… (Lettre aux Romains, Ch. 5, v. 12). Cette condamnation est-elle sans appel ? N’y-t-il pas moyen de sortir de cet inéluctable faillite humaine ? S’il n’y a pas de moyen de s’en sortir en se croyant juste, ou en rejetant la faute sur d’autres (comme Adam l’a fait en rejetant la faute sur Eve), Dieu a prévu la solution pour sauver l’être humain qu’il a créé et qu’il aime. La solution, c’est qu’après la faillite d’Adam et de sa descendance, il a envoyé un second Adam pour racheter les hommes de leurs fautes condamnables. Ce second Adam s’appelle Jésus-Christ, le propre Fils de Dieu. Sa mission fut de révéler la volonté de son Père et de l’accomplir parfaitement. Le péché mérite la mort. Jésus-Christ a supporté la mort pour l’humanité, afin de donner la vie éternelle à ceux et celles qui le reconnaissent comme leur Sauveur et Seigneur.
Voici ce que dit l’apôtre Paul (Romains 5. 16-19, Bible du Semeur) : « Quelle différence aussi entre les conséquences du péché d’un seul et le don de Dieu ! En effet, le jugement intervenant à cause d’un seul homme a entraîné la condamnation, mais le don de grâce, intervenant à la suite de nombreuses fautes, a conduit à l’acquittement. Car si, par la faute commise par un seul homme, la mort a régné à cause de ce seul homme, à bien plus forte raison ceux qui reçoivent les trésors surabondants de la grâce et le don de la justification régneront–ils dans la vie par Jésus–Christ, lui seul. Ainsi donc, comme une seule faute a entraîné la condamnation de tous les hommes, un seul acte satisfaisant à la justice a obtenu pour tous les hommes l’acquittement qui leur donne la vie. Comme, par la désobéissance d’un seul, beaucoup d’hommes sont devenus pécheurs devant Dieu, de même, par l’obéissance d’un seul, beaucoup
sont déclarés justes devant Dieu
Pourquoi alors continuer à accuser les autres de ses propres mauvais choix ? Il n’est plus question d’être condamné au malheur pour ceux et celles qui reconnaissent leurs fautes personnelles et confient leur vie à Jésus-Christ. Lorsque l’homme ou la femme prend cette décision, Dieu les déclare justes. Il les fait bénéficier de la justice de Christ. Dans la même lettre aux Romains, Paul précise qu’il n’y a plus de condamnation pour celui ou celle qui se confie en Jésus-Christ. L’homme vit alors sous la grâce de Dieu. Il n’a plus à accuser les autres, ou chercher à se déculpabiliser, mais il s’engage à vivre dans la lumière, confessant ses fautes et rejetant le mal, avec l’aide de l’Esprit de Dieu. La transformation intérieure est la preuve de ce changement de vie. Dieu inscrit dans le cœur de la personne qui lui appartient, la certitude de vivre éternellement avec Lui.
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